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Feu

Amadou de charbon (charcloth)

Du coton carbonisé en vase clos qui rougit à la moindre étincelle : l'allié du briquet silex-acier.

Amadou de charbon (charcloth) : définition

L'amadou de charbon — charcloth en anglais — est un tissu de coton transformé en charbon souple par pyrolyse : chauffé en vase clos, privé d'oxygène, il se carbonise sans brûler. Le résultat est un matériau noir, léger, au point d'inflammation si bas qu'il rougeoie à la plus faible étincelle — y compris celles, froides, de la percussion silex-acier. C'était le cœur des boîtes à feu (tinderboxes) qui trônaient dans chaque foyer européen avant l'allumette : silex, acier et réserve de tissu carbonisé.

La fabrication est un petit rituel de camp. Prenez une boîte métallique à couvercle (type boîte à pastilles), percez le couvercle d'un trou d'épingle, remplissez-la de carrés de coton pur — le vieux jean est parfait — et posez-la dans les braises. Un jet de fumée s'échappe du trou : c'est la pyrolyse en cours. Quand la fumée cesse, au bout de cinq à dix minutes, retirez la boîte et laissez-la refroidir complètement avant de l'ouvrir — ouverte chaude, l'entrée d'air enflammerait tout le contenu. Le tissu doit sortir uniformément noir et souple : brun, il n'est pas assez cuit ; s'il tombe en poussière, il l'est trop.

À l'usage, une étincelle ouvre sur le charcloth un point rouge qui s'étend lentement, sans flamme. On le glisse alors au cœur d'un nid d'amadou et on souffle jusqu'à l'inflammation. Sa seule faiblesse est l'humidité : il se conserve en boîte étanche. À défaut de coton, le bois carié (punkwood) carbonisé de la même façon donne un charbon d'allumage tout aussi efficace — la version 100 % forêt de la même idée.

Astuce de terrain

Découpez vos carrés de coton à 5 × 5 cm avant carbonisation : assez grands pour être saisis sans s'effriter, assez petits pour n'en consommer qu'un par allumage — une boîte à pastilles en carbonise une quinzaine d'un coup.

En stage avec Esprit Survie

Sur le stage immersion 48h, le charcloth se fabrique en direct sur les braises du camp : boîte percée, jet de fumée, refroidissement, test à l'étincelle. C'est l'atelier qui relie la gestion des braises à la percussion silex-acier — et chaque participant repart avec sa propre réserve dans la poche, fabriquée à partir d'un morceau de jean.

Pour aller plus loin, découvrez le stage d'initiation (1 jour, 49€) — stages en forêt à Rive-de-Gier (Loire), entre Lyon et Saint-Étienne, en petit groupe de 8 personnes maximum, d'avril à novembre.

Questions fréquentes — Amadou de charbon (charcloth)

Pourquoi mon charcloth s'effrite-t-il en poussière ?
Il a été trop cuit : pyrolyse trop longue ou braises trop vives. Retirez la boîte dès que le jet de fumée du trou d'épingle cesse, et laissez refroidir fermé. Vérifiez aussi la matière : seuls les tissus 100 % coton (ou lin) conviennent — la moindre fibre synthétique fond et ruine le lot.
Le charcloth fonctionne-t-il aussi avec un firesteel ?
Oui, et même trop bien : une seule gerbe de firesteel y allume plusieurs points rouges. C'est un excellent filet de sécurité par conditions très humides, quand les amadous naturels font défaut. Mais sa vraie raison d'être reste la percussion silex-acier, dont les étincelles froides n'accrochent pratiquement sur rien d'autre.

Apprenez le geste, pas seulement le mot

Nos stages de survie et de bushcraft se déroulent en forêt dans la Loire, encadrés par Thierry, en petits groupes. Initiation d'une journée à 49€ ou immersion 48h à 99€ — repas non inclus, à apporter.

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